L’ABC du coaching

Man with Woman in BackgroundTrois questions sur le coaching

On voit de plus en plus dans les séries TV des personnages de coachs. Ceux-ci n’ont pas forcément le beau rôle. Un coach, c’est quoi ? C’est vrai que les mots « coach » et « coaching » sont utilisés à tort et à travers. Des éclaircissements sont donc nécessaires.

Le coaching est apparu en France dans les années 80, d’abord dans le domaine du sport. Le coaching permet au champion de donner le meilleur de lui même au bon moment : au delà de la capacité physique et des compétences techniques, il est essentiel d’avoir le mental nécessaire pour contenir la pression, de se mettre dans les meilleures conditions pour gagner.

Le coaching a ensuite été rapidement transposé en entreprise. Il a pour but d’aider le coaché à atteindre des objectifs concrets et mesurables dans sa vie personnelle ou professionnelle.

La définition de la Fédération Internationale de Coaching (ICF), la plus ancienne organisation professionnelle des coachs créée aux USA en 1995 est : « Le coaching est un accompagnement professionnel qui permet aux bénéficiaires d’obtenir des résultats significatifs dans leur vie, leur carrière, leurs projets et/ou leurs organisations. Grâce au processus de coaching, le client approfondit ses connaissances et améliore ses performances. Il génère aussi plus de satisfaction dans sa vie. « 

Le rôle du coach est donc d’accompagner son client pour qu’il atteigne son propre objectif en fonction de ce qu’il est. Le coaching a des effets durables car l’accompagnement se construit généralement sur 5 à 8 mois, à raison de 1 à 2 séances par mois : le temps permet que les changements s’installent. De plus, le coach n’apporte pas de solutions miracles ou de méthodes toutes faites pour répondre aux questions du coaché. Il pose les bonnes questions pour que le coaché reconsidère ses points de vue et imagine d’autres solutions, par lui-même. C’est parce que ce sont les siennes que le coaché pourra les mettre en œuvre de façon durable. Ce processus et ce travail permettent au cadre en entreprise une meilleure adaptation aux différents contextes, une intégration plus rapide et une efficacité accrue quel que soit l’environnement.

Plusieurs types de situations peuvent conduire à recourir à un coaching.

Tout d’abord les questions relatives au coaché lui-même : « je ne suis plus motivé », « j’ai envie de changer de métier », « je manque de temps »… Le coach aidera alors la personne à développer son potentiel et à atteindre les objectifs que la personne se fixera elle-même pour le coaching.

Un deuxième type de problèmes sont ceux liés aux relations avec les autres : « mon collaborateur n’est pas performant », « je ne supporte pas X », « mon patron est odieux… » Le coach aidera le coaché à rechercher la part du problème liée à sa personnalité et la part due à la relation elle-même.

Puis les problèmes liés au management : « nous ne sommes pas efficaces en réunion », « mes collaborateurs ne savent pas travailler pas ensemble », « l’ambiance des comités de direction est terrible et les coups bas sont nombreux ». Le coach aidera le coaché à mieux comprendre les phénomènes de groupe et à choisir des options de management.

Enfin, des problèmes de dirigeant : « un concurrent vient de sortir un produit qui menace l’entreprise », « mon organisation n’est plus optimale »… Le coach aide le coaché à mieux vivre et exercer ses responsabilités.

Comment discerner le bon coach ?

On voit des kinés qui inscrivent sur leur plaque « coach », ou simplement des plaques « coach », avec simplement un nom. Effectivement la profession n’est pas réglementée et tout le monde peut se déclarer coach. Il faut donc faire bien attention quand on en choisit un.

Pourtant on ne s’improvise pas coach ! Le coach qui exerce en entreprise a reçu une formation solide auprès d’organismes ou écoles reconnus. Il a fait un travail personnel auprès d’un psychothérapeute : pour accompagner quelqu’un, il est important de mieux se connaitre soi même. Il est supervisé par un autre coach et respecte un code de déontologie strict (confidentialité, indépendance, respect de la personne) notamment dans le cadre d’une association professionnelle. Trois associations existent en France l’ICF dont j’ai déjà parlé, la SF Coach, association française et l’EMCC Association Européenne de coaching. Tous les coachs de ces associations ont pu prouver leur professionnalisme et respectent un code de déontologie très précis. Elles ont aussi mis en place des processus de certification très approfondis. Pour être certifié, le coach doit élaborer un dossier avec les justificatifs de sa formation initiale, sa formation continue (au moins 30h par an), sa supervision, le travail personnel qu’il a réalisé, une pratique professionnelle suffisante : plus de 100h de coaching.

Si le dossier est accepté, le coach passe ensuite un entretien auprès de deux coachs aguerris qui décident de sa certification ou non.

J’ai des problèmes personnels ou professionnels, je suis dans une situation de changement. Pourquoi choisir un coach plutôt qu’un psychologue voire un psychiatre ?

Si le coaching n’est pas une formation, ce n’est pas non plus une thérapie. Le coach s’intéresse à la situation présente et au futur. Il prend la personne telle qu’elle est avec son histoire personnelle mais l’objectif du coaching n’est pas de réparer une souffrance en en cherchant les causes dans le passé. Il va s’appuyer sur la personnalité du coaché, ses ressources, ses réussites pour lui faire trouver de nouvelles solutions à ses problèmes ou à ses questions.

Le coaching en entreprise a pour objectif d’améliorer l’efficience du salarié, son efficacité, tout en respectant sa personnalité, ses valeurs et finalement son bien-être.

Je pense qu’un coach pourrait mieux répondre à mes attentes, à résoudre ma problématique. Concrètement, je fais comment ?

Si vous êtes en entreprise, vous pouvez le demander à votre manager ou à votre RH. De plus en plus d’entreprises sont conscientes de l’apport du coaching et permettent à leurs salariés de bénéficier d’un coaching. Il fut un temps on considérait que ceux qui avaient besoin d’un coaching étaient les salariés en difficulté, ceux « qui ne s’en sortent pas » mais aujourd’hui de plus en plus d’entreprises le proposent à leurs cadres à potentiel pour les aider à optimiser leur réussite.

Il est bien sur possible de vous adresser directement à un coach et de réaliser la démarche en individuel sans passer par votre entreprise.

Dans les deux cas, le processus est le même : un premier entretien est organisé entre vous et le coach afin de vérifier que la relation est bonne, que d’un côté comme de l’autre on a envie de travailler ensemble.

Si ce premier entretien est concluant, la démarche peut commencer. En entreprise, elle est formalisée par un contrat tri partite entre l’entreprise, le coaché et le coach. Ce contrat précise l’objectif, les indicateurs de résultats, le nombre de séances pour atteindre cet objectif et bien sur le prix. En individuel, le contrat est signé directement entre le coach et le coaché. Il comprend les mêmes rubriques.

L’accompagnement est souvent structuré autour de 10 séances environ d’une durée de 1h à 2h chacune. Les séances ont souvent lieu tous les 15 jours mais la fréquence est adaptée à chaque situation : dans certains cas, il est préférable de prévoir une séance toute les semaines en début de coaching pour débloquer une situation puis espacer pour atteindre une fréquence d’ une séance tous les mois afin de conforter les résultats.

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